Le contexte
Léa, vidéaste à Nice, filme en 4K avec un drone DJI Mavic 3. Après un atterrissage brutal, la microSD de 256 Go n'est plus détectée, ni par le drone ni par un lecteur. Dessus : 240 Go de rushes 4K d'un tournage client impossible à refaire. Aucune sauvegarde — la carte servait de support unique sur le terrain.
La difficulté est structurelle : les microSD modernes sont des cartes Monolith, où le contrôleur et la mémoire NAND sont noyés dans un unique bloc de résine. Impossible de « dessouder la puce » comme sur une carte classique : il n'y a pas de puce séparée. Il faut atteindre les contacts internes à travers la résine.
L'intervention
Diagnostic : contrôleur non fonctionnel, mémoire NAND a priori intacte. La voie retenue est la technique Spider Web, propre aux cartes Monolith.
- Décapsulation partielle du bloc de résine pour exposer les pistes internes reliant le contrôleur à la NAND.
- Repérage et câblage micro-soudé des points de contact (« toile d'araignée ») pour lire directement la mémoire, en contournant le contrôleur HS.
- Lecture brute des pages NAND, puis reconstruction logicielle de la table de translation (reverse FTL) pour réordonner les données.
- Data carving par signatures vidéo pour reconstituer les fichiers 4K à partir des fragments réassemblés.
Le résultat
En quatre jours, 240 Go de vidéo 4K ont été récupérés et restitués sur support neuf, après validation VeriFiles. La quasi-totalité du tournage était exploitable. Coût : 320 € HT, conforme au forfait clé/carte. Léa utilise désormais deux cartes en rotation et décharge ses rushes chaque soir.
