1. Trois situations très différentes
Écran fissuré mais visible et réactif
C'est le cas le plus simple : si le tactile fonctionne encore, une sauvegarde classique (vers un ordinateur ou le cloud) suffit souvent à mettre vos données à l'abri. Si le tactile ne répond plus que par endroits, une souris USB branchée en OTG peut parfois dépanner.
Écran totalement noir
L'appareil s'allume et fonctionne (il sonne, vibre, émet des sons) mais n'affiche rien. On remplace temporairement la dalle, ou l'on extrait la mémoire si le téléphone est verrouillé.
Tactile mort sur un téléphone verrouillé
Le cas le plus délicat : sans tactile, impossible de saisir le code de déverrouillage. Selon le modèle et la disponibilité du code, on rétablit un tactile ou l'on procède à une lecture directe de la puce.
2. Pourquoi vos données ne risquent rien
La dalle d'affichage et la vitre tactile sont de simples périphériques branchés sur la carte mère par une nappe. Elles n'hébergent aucune donnée. Tant que la carte mère et la puce mémoire sont saines — ce qui est le cas après une simple casse d'écran — l'intégralité de vos fichiers est récupérable. La difficulté est purement une question d'accès, pas d'intégrité.
3. Que faire tout de suite
4. Faut-il un logiciel de récupération ?
Les logiciels de récupération « grand public » ont leur utilité, mais dans un périmètre très précis : ils fonctionnent uniquement lorsque le support est sain électroniquement et mécaniquement, correctement détecté par l'ordinateur, et que la perte est purement logique (fichier supprimé, corbeille vidée, partition encore lisible). Dans ce cas, ils relisent la mémoire à la recherche de données encore présentes.
Le problème, c'est qu'ils deviennent inutiles — voire dangereux — dès que le support présente une panne physique. Lancer une analyse sur un disque qui clique, sur une clé non détectée ou sur une carte « endommagée », c'est :
- Forcer un matériel déjà fragile : un disque mécaniquement atteint s'use davantage à chaque rotation, jusqu'à rendre la récupération impossible.
- Risquer d'écraser les données : certains outils écrivent des fichiers temporaires ou des « réparations » directement sur le support à récupérer.
- Masquer le problème réel : un scan qui tourne des heures donne l'illusion d'agir alors qu'il dégrade la situation.
Règle simple : si le support n'est pas reconnu normalement, ou s'il émet un bruit anormal, aucun logiciel ne doit être lancé. C'est le signe d'une panne physique qui relève du laboratoire.
5. Comment Dafotec procède
La récupération sur smartphone suit une progression du moins au plus invasif :
- Diagnostic et identification. On détermine le modèle exact, le type de mémoire (eMMC ou UFS) et la nature de la panne : alimentation, connecteur, écran, carte mère ou mémoire.
- Réparation temporaire. Quand c'est possible, on rétablit l'alimentation ou le connecteur de charge par micro-soudure pour relancer l'appareil le temps de copier les données — la voie la plus rapide et la moins risquée.
- Extraction de la puce (chip-off). Si l'appareil est trop endommagé, la puce mémoire est dessoudée sous air chaud à température contrôlée, puis nettoyée et « reballée » (refaçonnage des billes de soudure).
- Lecture sur banc. La puce est lue à l'aide de programmateurs spécialisés ; on récupère une image binaire brute de la mémoire.
- Décodage et reconstruction. Cette image est désentrelacée, corrigée (ECC), déchiffrée si nécessaire, puis le système de fichiers est reconstruit pour rendre les fichiers exploitables.
- Tri et restitution. Photos, messages et documents sont vérifiés puis restitués sur un support sain.
Le chiffrement matériel de certains modèles récents peut rendre l'extraction de puce inopérante sans les clés : dans ce cas, la réparation de la carte mère devient la seule voie, ce que le diagnostic permet d'anticiper.
6. Délais, confidentialité et RGPD
Chez Dafotec, le diagnostic est gratuit et réalisé sous 24 à 48 h ouvrées : il aboutit à un devis ferme, sans engagement, qui détaille la panne, la liste des données récupérables et le prix exact. Vous décidez en toute connaissance de cause. La récupération elle-même prend ensuite de quelques jours à une à deux semaines selon la complexité ; un mode urgence permet de prioriser les cas critiques.
Côté garantie, aucun laboratoire sérieux ne peut promettre 100 % de réussite, car le résultat dépend de l'état réel du support. En revanche, notre principe est clair : pas de récupération, pas de facture de récupération (hors éventuels frais de dossier ou de pièces annoncés à l'avance). Vos données sont traitées de façon confidentielle, dans le respect du RGPD ; elles sont restituées sur un support sain puis effacées de nos systèmes après validation, et nous pouvons signer un accord de confidentialité pour les dossiers sensibles.