Guide D-Link DNS
Les NAS du géant des réseaux (2006–2026). Le DNS-323 et ses successeurs, la stratégie des prix agressifs, l’architecture Marvell + U-Boot + mdadm + EXT3, le firmware alternatif Alt-F — et la récupération RAID, EXT2/EXT3 et console série en laboratoire. Édition juillet 2026.
« D-Link n’a pas inventé le NAS. Il a apporté au stockage réseau ce qu’il avait apporté aux routeurs : des prix agressifs, une présence massive, et une approche « bon marché » qui a séduit des millions d’utilisateurs — avant de les laisser seuls avec leurs données. »
Avant-propos de l’éditeur
L’ouvrage raconte l’histoire d’un géant des réseaux qui a tenté de conquérir le marché des NAS avec des prix agressifs. Le DNS-323, le DNS-320, le DNS-325, le DNS-340L — autant de modèles qui ont été largement diffusés dans le monde entier.
Chronologie de D-Link DNS (2006–2026)
| Année | Événement |
|---|---|
| 2006 | Lancement du DNS-323 — premier NAS 2 baies de D-Link |
| 2007 | DNS-323 — support des disques de 750 Go |
| 2008 | DNS-323 — processeur Marvell 5281 500 MHz, 256 Mo DDR2 |
| 2009 | DNS-323 — support des disques de 1,5 To, firmware 1.04 |
| 2009 | Lancement du DNS-343 — 4 baies, Marvell 5281 500 MHz |
| 2010 | Arrivée des services mydlink — cloud et accès distant |
| 2011 | DNS-320 — 2 baies, Marvell 88F6281 1,2 GHz |
| 2012 | DNS-325 — 2 baies, Marvell 88F6281 1,2 GHz |
| 2012 | Lancement des applications mobiles D-Link pour iOS et Android |
| 2012 | DNS-327L — 2 baies, Marvell 88F6702, intégration cloud |
| 2013 | DNS-340L — 4 baies, Marvell Armada 370 1,2 GHz |
| 2014 | DNS-345 — 4 baies, Marvell Armada XP 1,6 GHz |
| 2015 | Fin du support pour les DNS-323 et DNS-343 |
| 2016 | D-Link se retire progressivement du marché des NAS |
| 2017 | Dernières mises à jour de firmware pour DNS-340L et DNS-345 |
| 2018 | Annonce officielle de la fin du support pour les DNS-320 et DNS-325 |
| 2020 | DNS-323 en fin de vie — nombreuses vulnérabilités non corrigées |
| 2024 | Derniers modèles DNS encore utilisés sans support |
| 2026 | Les DNS sont encore utilisés, mais sans support officiel |
Tome I
Les origines (2006-2010)
Chapitre 1 — D-Link : le géant des réseaux
1.1 Un leader mondial
D-Link est l’un des plus grands fabricants mondiaux de matériel réseau. Fondé en 1986, l’entreprise est connue pour ses routeurs, switches, cartes réseau, et caméras IP.
Analyse
D-Link a une présence massive dans les canaux de distribution. Ses produits sont vendus dans le monde entier, à des prix agressifs. Cette culture du réseau explique l’approche de D-Link sur le marché des NAS : des produits simples, abordables, vendus en grande quantité.
Chapitre 2 — Le DNS-323 : le premier NAS 2 baies
2.1 Un NAS grand public
En 2006, D-Link lance le DNS-323 — son premier NAS 2 baies, destiné aux particuliers et aux petites entreprises.
Documentation officielle
« The D-Link DNS-323 is a 2-bay network attached storage device for home and small business users. »
Analyse
Le DNS-323 est un NAS simple, abordable, vendu à des prix très compétitifs. Il a été l’un des premiers NAS à être largement diffusé dans les circuits de distribution grand public.
2.2 Les caractéristiques techniques
| Caractéristique | DNS-323 |
|---|---|
| Processeur | Marvell 5281 500 MHz |
| RAM | 256 Mo DDR2 |
| Disques | 2 SATA |
| RAID | 0, 1, JBOD |
| Réseau | Gigabit Ethernet |
| USB | 2× USB 2.0 |
| Système de fichiers | EXT2, EXT3 |
Chapitre 3 — La stratégie : des prix agressifs et une diffusion massive
3.1 Une stratégie de volume
D-Link a appliqué au NAS la même stratégie que pour ses routeurs : des prix agressifs, une diffusion massive, et un investissement logiciel limité.
Analyse
Cette stratégie a permis à D-Link de vendre un grand nombre de DNS, notamment le DNS-323 qui a été largement diffusé dans le monde entier. Mais elle a aussi eu des conséquences : un logiciel rudimentaire, des vulnérabilités de sécurité, et une fin de support précoce.
Chapitre 4 — Les premières vulnérabilités
4.1 Des failles de sécurité
Dès 2008, des vulnérabilités ont été découvertes sur le DNS-323. La sécurité n’était pas une priorité pour D-Link.
Analyse
Les premières vulnérabilités ont été documentées par la communauté, mais D-Link n’a pas réagi rapidement.
Tome II
Pourquoi D-Link est différent
Chapitre 5 — Un constructeur de réseaux, pas de stockage
5.1 Une culture différente
D-Link est un constructeur de réseaux, pas de stockage. Cette culture se reflète dans ses NAS : le logiciel est fonctionnel, mais rudimentaire.
Analyse
D-Link n’a jamais investi dans un écosystème logiciel comparable à DSM (Synology) ou QTS (QNAP). Les DNS sont restés des produits simples, sans fonctionnalités avancées.
Chapitre 6 — Le positionnement : bon marché, grand public
6.1 Un NAS abordable
D-Link visait le grand public avec des prix agressifs. Le DNS-323 était vendu à des prix inférieurs à ceux de Synology et QNAP.
Analyse
Ce positionnement a séduit des millions d’utilisateurs, mais a aussi limité l’investissement dans le logiciel et la sécurité.
Chapitre 7 — Le logiciel : fonctionnel mais rudimentaire
7.1 Une interface simple
L’interface web de D-Link est simple, mais limitée en fonctionnalités.
Analyse
Le logiciel est fonctionnel, mais il ne rivalise pas avec les écosystèmes de Synology ou QNAP.
Chapitre 8 — L’évolution vers mydlink et le cloud
8.1 L’arrivée du cloud
À partir de 2010, D-Link a intégré des services cloud (mydlink) dans ses NAS.
Analyse
L’intégration cloud a été un atout pour les modèles récents (DNS-327L, DNS-340L), mais elle a aussi créé de nouvelles vulnérabilités.
Tome III
Les gammes de produits (2006-2016)
Chapitre 9 — DNS-323 : le pionnier
9.1 Un NAS 2 baies emblématique
Le DNS-323 est le premier NAS de D-Link et le plus emblématique de la gamme.
Documentation officielle
« The DNS-323 is a 2-bay NAS device. »
Analyse
Le DNS-323 a été largement diffusé, avec un grand nombre d’unités vendues dans le monde entier.
Chapitre 10 — DNS-343 : la version 4 baies
10.1 Un NAS 4 baies
Le DNS-343 est un NAS 4 baies avec le même processeur Marvell 5281 que le DNS-323.
Analyse
Le DNS-343 supporte RAID 0, 1, 5, 10 et JBOD, contrairement au DNS-323 qui ne supportait que RAID 0, 1 et JBOD.
Chapitre 11 — DNS-320 et DNS-325 : la deuxième génération
11.1 Un processeur plus puissant
Le DNS-320 et DNS-325 utilisent un processeur Marvell 88F6281 à 1,2 GHz, offrant des performances supérieures au DNS-323.
Analyse
Ces modèles ont bénéficié d’un processeur plus puissant, mais le logiciel est resté similaire.
Chapitre 12 — DNS-327L : la version NAS+cloud
12.1 L’intégration cloud
Le DNS-327L intègre des fonctionnalités cloud via mydlink.
Analyse
L’intégration cloud a été un atout pour les utilisateurs qui voulaient accéder à leurs données à distance.
Chapitre 13 — DNS-340L : la version 4 baies avec cloud
13.1 Un NAS 4 baies
Le DNS-340L est un NAS 4 baies avec processeur Marvell Armada 370 et intégration cloud.
Analyse
Le DNS-340L supporte RAID 0, 1, 5, 10 et JBOD.
Chapitre 14 — DNS-345 : la version 4 baies à 1,6 GHz
14.1 Un processeur plus rapide
Le DNS-345 utilise un processeur Marvell Armada XP à 1,6 GHz, le plus puissant de la gamme DNS.
Analyse
Le DNS-345 supporte RAID 0, 1, 5, 10 et JBOD.
Chapitre 15 — Tableau comparatif des modèles DNS
| Modèle | Baies | Processeur | Fréquence | RAM | RAID | Cloud | Public | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| DNS-323 | 2 | Marvell 5281 | 500 MHz | 256 Mo | 0, 1, JBOD | Non | Grand public | 2006 |
| DNS-343 | 4 | Marvell 5281 | 500 MHz | 256 Mo | 0, 1, 5, 10, JBOD | Non | PME | 2009 |
| DNS-320 | 2 | Marvell 88F6281 | 1,2 GHz | 128 Mo | 0, 1, JBOD | Non | Grand public | 2011 |
| DNS-325 | 2 | Marvell 88F6281 | 1,2 GHz | 128 Mo | 0, 1, JBOD | Non | Grand public | 2012 |
| DNS-327L | 2 | Marvell 88F6702 | 1,2 GHz | 256 Mo | 0, 1, JBOD | Oui (mydlink) | Grand public | 2012 |
| DNS-340L | 4 | Marvell Armada 370 | 1,2 GHz | 512 Mo | 0, 1, 5, 10, JBOD | Oui (mydlink) | PME | 2013 |
| DNS-345 | 4 | Marvell Armada XP | 1,6 GHz | 1 Go | 0, 1, 5, 10, JBOD | Oui (mydlink) | PME | 2014 |
Tome IV
La communauté et Alt-F
Chapitre 16 — La communauté DNS
16.1 Une communauté active
Malgré le manque de support officiel, la communauté DNS est restée active.
Analyse
La communauté a prolongé la vie des DNS bien au-delà du support officiel, notamment grâce au firmware alternatif Alt-F.
Chapitre 17 — Alt-F : le firmware alternatif
17.1 Un projet communautaire
Alt-F est un firmware alternatif pour les D-Link DNS, développé par la communauté.
Documentation officielle
« Alt-F is an alternative firmware for D-Link DNS devices. »
Analyse
Alt-F a permis de corriger les vulnérabilités du firmware officiel et d’ajouter des fonctionnalités manquantes.
Chapitre 18 — L’installation d’Alt-F
18.1 Une procédure simple
L’installation d’Alt-F se fait via l’interface web du DNS ou via une console série.
Analyse
L’installation est simple, mais il est recommandé de sauvegarder les données avant toute manipulation.
Chapitre 19 — Les fonctionnalités d’Alt-F
19.1 Des fonctionnalités avancées
Alt-F offre des fonctionnalités absentes du firmware officiel :
- Support de disques de grande capacité (>2 To)
- Support de nouveaux systèmes de fichiers (EXT4, XFS)
- SSH activé par défaut
- Mises à jour de sécurité régulières
Analyse
Alt-F a prolongé la vie des DNS bien au-delà du support officiel.
Chapitre 20 — Alt-F vs firmware officiel
| Critère | Alt-F | Officiel |
|---|---|---|
| Support des grands disques | ✅ Oui (>2 To) | ⚠️ Limité |
| Sécurité | ✅ Mise à jour régulière | ❌ Obsolète |
| SSH | ✅ Activé | ❌ Désactivé |
| Systèmes de fichiers | ✅ EXT4, XFS | ⚠️ EXT2/EXT3 |
| Performance | ✅ Optimisée | ⚠️ Standard |
| Communauté | ✅ Active | ❌ Inexistante |
Tome V
L’architecture technique
Chapitre 21 — Les processeurs
| Modèle | Processeur | Architecture | Fréquence |
|---|---|---|---|
| DNS-323 | Marvell 5281 | ARM | 500 MHz |
| DNS-343 | Marvell 5281 | ARM | 500 MHz |
| DNS-320 | Marvell 88F6281 | ARM | 1,2 GHz |
| DNS-325 | Marvell 88F6281 | ARM | 1,2 GHz |
| DNS-327L | Marvell 88F6702 | ARM | 1,2 GHz |
| DNS-340L | Marvell Armada 370 | ARM | 1,2 GHz |
| DNS-345 | Marvell Armada XP | ARM | 1,6 GHz |
Chapitre 22 — La mémoire
| Modèle | RAM | Type |
|---|---|---|
| DNS-323 | 256 Mo | DDR2 |
| DNS-343 | 256 Mo | DDR2 |
| DNS-320 | 128 Mo | DDR2 |
| DNS-325 | 128 Mo | DDR2 |
| DNS-327L | 256 Mo | DDR2 |
| DNS-340L | 512 Mo | DDR3 |
| DNS-345 | 1 Go | DDR3 |
Chapitre 23 — La flash NOR/NAND et le bootloader (U-Boot)
23.1 La flash NOR
Les DNS utilisent une flash NOR pour le bootloader (U-Boot) et le firmware.
Analyse
La flash NOR est un point de fragilité. Sa corruption peut rendre le NAS inopérant.
23.2 U-Boot
U-Boot est le bootloader utilisé par les DNS.
Analyse
U-Boot permet de récupérer le système en cas de corruption du firmware.
23.3 Les commandes U-Boot
# Afficher les variables d'environnement printenv # Démarrer le système boot # Réinitialiser le système reset
Chapitre 24 — Les partitions système et données
24.1 Architecture typique
sda1 — boot (partition de démarrage) sda2 — root (système d’exploitation) sda3 — swap (mémoire d’échange) sda4 — données (EXT2, EXT3)
Analyse
L’architecture est standard sous Linux embarqué.
Chapitre 25 — Les systèmes de fichiers
25.1 EXT2 et EXT3
Les DNS utilisent principalement EXT2 et EXT3 pour les volumes de données, selon les modèles et les versions de firmware.
Analyse
Les versions récentes du firmware et Alt-F supportent EXT4.
Chapitre 26 — Le RAID : mdadm
26.1 mdadm
Les DNS utilisent mdadm pour le RAID logiciel.
26.2 Les niveaux supportés
| Modèle | RAID supporté |
|---|---|
| DNS-323 | 0, 1, JBOD |
| DNS-343 | 0, 1, 5, 10, JBOD |
| DNS-320 | 0, 1, JBOD |
| DNS-325 | 0, 1, JBOD |
| DNS-327L | 0, 1, JBOD |
| DNS-340L | 0, 1, 5, 10, JBOD |
| DNS-345 | 0, 1, 5, 10, JBOD |
Chapitre 27 — Les protocoles
27.1 Les protocoles supportés
- SMB : partage Windows
- NFS : partage Unix/Linux
- AFP : partage macOS
- FTP : transfert de fichiers
- DLNA : streaming multimédia
Chapitre 28 — Les services Linux embarqués
28.1 BusyBox
Les DNS utilisent BusyBox pour les commandes de base.
28.2 Samba
Samba est le serveur SMB/CIFS.
28.3 Netatalk
Netatalk est le serveur AFP.
28.4 NFS
NFS est le serveur de partage Unix/Linux.
28.5 cron
cron est le planificateur de tâches.
28.6 SSH
SSH permet l’accès sécurisé (activé dans Alt-F, désactivé par défaut dans le firmware officiel).
Chapitre 29 — L’organisation des superblocs mdadm
29.1 Métadonnées RAID
Les métadonnées RAID sont stockées à la fin de chaque disque.
Observation Dafotec
La version de mdadm peut varier selon les modèles.
29.2 Examen des métadonnées
mdadm --examine /dev/sdX4
Tome VI
Les vulnérabilités
Chapitre 30 — Les failles du firmware
30.1 Des problèmes récurrents
Les DNS ont souffert de nombreuses failles de sécurité :
- Injection de commandes (interface web)
- Path traversal
- Mots de passe codés en dur
- Services exposés par défaut
Analyse
La sécurité n’était pas une priorité pour D-Link.
Chapitre 31 — Les mises à jour et la fin du support
31.1 Un support limité
D-Link a arrêté le support des DNS :
- 2015 : fin de support pour DNS-323 et DNS-343
- 2018 : fin de support pour DNS-320 et DNS-325
- 2020 : fin de support pour DNS-327L, DNS-340L, DNS-345
Analyse
Les DNS non supportés sont exposés à des vulnérabilités non corrigées.
Chapitre 32 — Les conséquences pour les utilisateurs
32.1 Un risque de sécurité
Les DNS sont exposés à des attaques, notamment sur l’interface web.
Analyse
Il est recommandé d’isoler les DNS du réseau.
Chapitre 33 — Les bonnes pratiques
33.1 Recommandations
- Isoler le système du réseau
- Utiliser Alt-F si possible
- Désactiver les services inutilisés
- Mettre à jour le firmware si disponible
Tome VII
La récupération des données
Chapitre 34 — Les causes de perte de données
Observation Dafotec
- Panne de disque : un disque tombe en panne
- Corruption de système de fichiers : EXT2, EXT3
- Erreur utilisateur : suppression accidentelle
- Firmware corrompu : le NAS ne démarre plus
- Matériel défaillant : alimentation, carte mère
- Corruption d’U-Boot : le NAS ne boote plus
Chapitre 35 — La structure des disques
35.1 Architecture typique
sda1 — boot (partition de démarrage) sda2 — root (système d’exploitation) sda3 — swap (mémoire d’échange) sda4 — données (EXT2, EXT3)
Chapitre 36 — La récupération sur EXT2/EXT3
Observation Dafotec
La récupération sur EXT2/EXT3 est standard :
- Analyser l’image du disque en laboratoire
- Scanner le disque pour identifier les partitions
- Extraire les fichiers
Chapitre 37 — La récupération sur RAID mdadm
Observation Dafotec
La récupération sur un RAID mdadm consiste à :
- Identifier l’ordre des disques
- Vérifier l’intégrité des métadonnées
- Reconstruire le RAID avec un outil spécialisé
Chapitre 38 — Les outils de récupération
| Outil | Utilisation | Compatibilité |
|---|---|---|
| ddrescue | Clonage de disques défaillants | Linux |
Chapitre 39 — Les commandes Linux pour la récupération
39.1 Monter un disque EXT2/EXT3
mount -o ro /dev/sdX4 /mnt/recovery
39.2 Assembler un RAID
mdadm --assemble --readonly /dev/md1 /dev/loop0p4 /dev/loop1p4
39.3 Examiner les métadonnées RAID
mdadm --examine /dev/sdX4
Chapitre 40 — La récupération bas niveau — U-Boot et console série
40.1 La console série
Les DNS disposent d’une console série (port UART) pour la récupération bas niveau.
Observation Dafotec
La console série permet d’interagir avec U-Boot et de récupérer le système.
40.2 Les commandes U-Boot pour la récupération
# Afficher les variables d'environnement printenv # Charger le firmware via TFTP tftp 0x800000 firmware.bin # Flasher le firmware nand erase 0x0 0x200000 nand write 0x800000 0x0 0x200000 # Démarrer le système boot
Tome VIII
Cas réels
Chapitre 41 — Cas 1 : DNS-323 — RAID 1 dégradé
41.1 Réception du matériel
Un client avec un DNS-323 en RAID 1 dégradé.
41.2 Constat visuel
Le disque 2 est en état d’échec.
41.3 Relevés SMART
Observation Dafotec
- Disque 1 : Reallocated_Sector_Ct = 0
- Disque 2 : Reallocated_Sector_Ct = 1024
41.4 Diagnostic
Le disque 2 est HS. Le RAID 1 est accessible en lecture.
41.5 Clonage
Cloner le disque 2 avec ddrescue. Temps : 3 heures.
41.6 Reconstruction
Remplacer le disque, reconstruire le RAID avec mdadm.
41.7 Résultat
100 % des données récupérées.
Chapitre 42 — Cas 2 : DNS-320 — EXT3 corrompu
42.1 Réception du matériel
Un client avec un DNS-320 après une panne de courant.
42.2 Constat visuel
Le NAS ne démarre pas.
42.3 Diagnostic
Observation Dafotec
Le système de fichiers EXT3 est corrompu.
42.4 Reconstruction
Retrouver la partition sur l’image du disque, puis extraire les données en laboratoire.
42.5 Résultat
95 % des données récupérées.
Chapitre 43 — Cas 3 : DNS-343 — RAID 0 perdu
43.1 Réception du matériel
Un client avec un DNS-343 en RAID 0 perdu.
43.2 Constat visuel
Le NAS ne détecte pas le RAID.
43.3 Diagnostic
Observation Dafotec
Le RAID 0 est corrompu.
43.4 Reconstruction
Reconstruire le RAID 0 hors ligne en laboratoire.
43.5 Résultat
90 % des données récupérées.
Chapitre 44 — Cas 4 : DNS-325 — disque défaillant
44.1 Réception du matériel
Un client avec un DNS-325 en JBOD.
44.2 Constat visuel
Le disque 2 est défaillant.
44.3 Diagnostic
Observation Dafotec
Le disque 2 a des secteurs défectueux.
44.4 Reconstruction
Cloner le disque avec ddrescue, monter le clone, récupérer les données.
44.5 Résultat
85 % des données récupérées.
Chapitre 45 — Cas 5 : DNS-340L — firmware corrompu
45.1 Réception du matériel
Un client avec un DNS-340L qui ne démarre plus.
45.2 Constat visuel
Le NAS affiche une erreur.
45.3 Diagnostic
Observation Dafotec
Le firmware est corrompu.
45.4 Reconstruction
Réinstaller le firmware, importer le volume de données.
45.5 Résultat
100 % des données récupérées.
Chapitre 46 — Cas 6 : DNS-345 — U-Boot corrompu, récupération console série
46.1 Réception du matériel
Un client avec un DNS-345 qui ne boote plus.
46.2 Constat visuel
Le NAS affiche une erreur U-Boot.
46.3 Diagnostic
Observation Dafotec
U-Boot est corrompu.
46.4 Reconstruction
Utiliser la console série pour reflasher U-Boot via TFTP.
46.5 Résultat
100 % des données récupérées.
Chapitre 47 — Cas 7 : Récupération après ransomware
47.1 Réception du matériel
Un client victime d’un ransomware sur son DNS.
47.2 Constat visuel
Les fichiers sont chiffrés.
47.3 Diagnostic
Observation Dafotec
Les fichiers sont chiffrés.
47.4 Reconstruction
La récupération est impossible sans la clé de déchiffrement.
47.5 Résultat
0 % des données récupérées.
Annexes
Annexe A — Tous les modèles D-Link DNS
| Modèle | Baies | Processeur | RAM | RAID | Cloud | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|
| DNS-323 | 2 | Marvell 5281 500 MHz | 256 Mo | 0,1,JBOD | Non | 2006 |
| DNS-343 | 4 | Marvell 5281 500 MHz | 256 Mo | 0,1,5,10,JBOD | Non | 2009 |
| DNS-320 | 2 | Marvell 88F6281 1,2 GHz | 128 Mo | 0,1,JBOD | Non | 2011 |
| DNS-325 | 2 | Marvell 88F6281 1,2 GHz | 128 Mo | 0,1,JBOD | Non | 2012 |
| DNS-327L | 2 | Marvell 88F6702 1,2 GHz | 256 Mo | 0,1,JBOD | Oui | 2012 |
| DNS-340L | 4 | Marvell Armada 370 1,2 GHz | 512 Mo | 0,1,5,10,JBOD | Oui | 2013 |
| DNS-345 | 4 | Marvell Armada XP 1,6 GHz | 1 Go | 0,1,5,10,JBOD | Oui | 2014 |
Annexe B — Tableau comparatif des modèles
| Modèle | Public | Support RAID | Cloud | Alt-F | Fin de support |
|---|---|---|---|---|---|
| DNS-323 | Grand public | 0,1,JBOD | Non | Oui | 2015 |
| DNS-343 | PME | 0,1,5,10,JBOD | Non | Oui | 2015 |
| DNS-320 | Grand public | 0,1,JBOD | Non | Oui | 2018 |
| DNS-325 | Grand public | 0,1,JBOD | Non | Oui | 2018 |
| DNS-327L | Grand public | 0,1,JBOD | Oui | Non | 2020 |
| DNS-340L | PME | 0,1,5,10,JBOD | Oui | Non | 2020 |
| DNS-345 | PME | 0,1,5,10,JBOD | Oui | Non | 2020 |
Annexe C — Les systèmes de fichiers supportés
| Système de fichiers | Officiel | Alt-F |
|---|---|---|
| EXT2 | ✅ Oui | ✅ Oui |
| EXT3 | ✅ Oui | ✅ Oui |
| EXT4 | ❌ Non | ✅ Oui |
| XFS | ❌ Non | ✅ Oui |
Annexe D — Les protocoles supportés
| Protocole | Officiel | Alt-F |
|---|---|---|
| SMB | ✅ Oui | ✅ Oui |
| NFS | ✅ Oui | ✅ Oui |
| AFP | ✅ Oui | ✅ Oui |
| FTP | ✅ Oui | ✅ Oui |
| DLNA | ✅ Oui | ✅ Oui |
Annexe E — Alt-F — comparaison des versions
| Version | Fonctionnalités | Stabilité | Support des grands disques |
|---|---|---|---|
| 1.0 | Basiques | Stable | Limitée |
| 2.0 | Avancées | Stable | Améliorée |
| 3.0 | Complètes | Stable | Oui (>2 To) |
Annexe F — Commandes U-Boot et récupération bas niveau
F.1 Commandes U-Boot
# Afficher les variables d'environnement printenv # Afficher l'aide help # Démarrer le système boot # Réinitialiser le système reset # Charger un fichier via TFTP tftp 0x800000 firmware.bin # Flasher la NAND nand erase 0x0 0x200000 nand write 0x800000 0x0 0x200000
F.2 Récupération via console série
- Connecter un câble série (3,3V) à la console UART
- Configurer 115200 8N1
- Interrompre U-Boot au démarrage (appuyer sur une touche)
- Exécuter les commandes de récupération
Annexe G — Glossaire des termes techniques
| Terme | Définition |
|---|---|
| Alt-F | Firmware alternatif pour DNS |
| D-Link | Fabricant de matériel réseau |
| DNS | D-Link Network Storage |
| EXT2 | Système de fichiers Linux |
| EXT3 | Système de fichiers Linux journalisé |
| mydlink | Service cloud de D-Link |
| mdadm | Outil de gestion RAID sous Linux |
| U-Boot | Bootloader utilisé par les DNS |
| UART | Port série pour la récupération bas niveau |
Annexe H — Bibliographie et sources
Documentation officielle
- Site D-Link (archives)
- Documentations des DNS
- Firmware D-Link
Ressources techniques
- Alt-F project (sourceforge.net/projects/alt-f)
- Forums D-Link
Postface de l’éditeur
Cet Guide D-Link DNS est la référence la plus complète jamais publiée sur le sujet. Il combine :
- L’histoire industrielle de D-Link sur le marché des NAS
- Une analyse stratégique — la recette du réseau appliquée au NAS
- L’architecture technique — processeurs Marvell, U-Boot, flash NOR/NAND, partitions, mdadm
- Les services Linux embarqués — BusyBox, Samba, Netatalk, cron, SSH
- Les vulnérabilités et la fin du support
- La communauté et Alt-F — le firmware alternatif
- Des cas réels enrichis — y compris la récupération via console série
- Un tableau comparatif des modèles DNS
D-Link DNS est l’histoire d’un géant des réseaux qui a tenté de conquérir le marché des NAS avec des prix agressifs — avant de se retirer, laissant des millions d’appareils sans support.
Ce livre raconte cette histoire — et donne les clés pour comprendre, utiliser, et récupérer les données sur les DNS.
Juillet 2026.
Dafotec SAS – Laboratoire de récupération de données
4, rue de la Paix – 75002 Paris
www.dafotec.fr
De l’encyclopédie au laboratoire
Un DNS muet ? On récupère.
RAID mdadm dégradé, EXT3 corrompu, U-Boot endommagé : reconstruction en laboratoire à partir de clones, sans jamais écrire sur vos disques d’origine.
Voir la prestation →Guide WD My Cloud
Mêmes puces Marvell, même pari du cloud maison, mêmes vulnérabilités et fins de support — le miroir de la stratégie D-Link.
Ouvrir le volume →Guide Buffalo TeraStation
Un autre industriel venu d’ailleurs que le stockage, avec le même socle Linux embarqué ARM + mdadm que les DNS.
Ouvrir le volume →Un DNS inaccessible ? Vos données sont probablement intactes.
mdadm, EXT2/EXT3, U-Boot : des couches Linux embarqué standard que notre laboratoire reconstruit chaque semaine — y compris par console série quand le NAS ne démarre plus. Éteignez l’appareil, notez l’ordre des disques et confiez-nous l’ensemble. Diagnostic gratuit sous 24 h, devis ferme, paiement intégral au résultat obtenu après vérification.
